Zen attitude : du temps pour soi

Zen attitude : du temps pour soi

Du stress occidental au karoshi, le burn-out japonais, le stress est aujourd’hui un phénomène universel qui peut empoisonner l’existence, au sens propre comme au figuré. De l’enfant angoissé par ses résultats scolaires à l’adulte qui doit faire face à la pression de la vie économique, au manque de temps ou aux accidents inhérents à la vie (deuil, divorce, maladie…), chacun au cours de sa vie est appelé à gérer le stress.Pour cela, nous pouvons recourir à une technique simple : aller à l’essentiel.

Cette voie minimaliste peut passer par la maîtrise de son temps : ne pas se laisser submerger et savoir garder de la hauteur de vue sur sa vie et ses objectifs.

Ralentir

Aussi étonnant que cela puisse paraître, la première étape vers la maîtrise de son temps est …de ralentir. Il s’agit de prendre de la hauteur par rapport au quotidien pour mieux en percevoir les éléments essentiels et rétablir ses priorités. Ralentir pour se concentrer permet de viser juste. Un peu comme le pratiquant de kyudo, art du tir à l’arc japonais, qui pour atteindre précisément la cible cherche l’équilibre correct entre son corps et son esprit, en harmonie avec sa respiration.

Pour cela, on peut suivre une approche pratique : se poser, établir des listes concernant les différents aspects organisationnels de sa vie, de ses relations sociales et familiales, sans oublier les loisirs, les hobbies et …ses aspirations, souvent oubliées et pourtant les plus importantes.

Et au risque de se noyer sous les listes, on peut préférer l’approche nipponne de la perception du temps.

Aller à l’essentiel

Au Japon, toutes les actions tendent à se couler dans le flux du temps plutôt qu’à le « maîtriser », à rechercher, comme le zen, l’essence des choses, l’essentiel. Ainsi, on constate la plupart du temps que la source originelle du stress vécu est le décalage entre vie quotidienne et aspirations profondes.

Une meilleure vision des priorités est la pre­mière étape vers la distinction claire de nou­veaux objectifs et la nécessité d’être en phase avec ses besoins profonds. Cela conduit également à relativiser, à positiver. Quelle est l’importance d’une corvée de ménage par rapport à un ardent besoin de retour à la nature ? ou d’une dispute par rapport à la maladie d’un proche ?

Le trop-plein, trop de rendez-vous, accumulation de choses inutiles …, peut être un puissant facteur de stress. Le fait d’élaguer redonne la capacité de retrouver une vision globale de son quotidien, de son environnement et de redéfinir ses objectifs

On peut appliquer, la méthode japonaise des 5S, visant à élaguer le superflu, et où chaque lettre correspond à cinq opérations:methode-des-5-S au Japon

  • Seiri : rangement
  • Seiton :ordre
  • Seiso : nettoyage
  • Seiketsu : propreté
  • Shitsuke : discipline

Se faire plaisir

Alléger sa vie est un élément fort de la diminution du stress car il permet au final de dégager du temps pour soi. Peu importe ce que vous en faites pourvu que cela vous procure du plaisir : renouer avec une passion ancienne, démarrer un nouveau projet ou de nouveaux apprentissages, ou même ne rien faire…tout est bon pour se retrouver et développer une belle estime de soi.

Sylvie Pronost, sophrologue.

Sur ce thème, je vous propose cette vidéo très éclairante : Le principe du vide

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