La présence consciente, c’est quoi ?

La présence consciente, c’est quoi ?

Comme il est facile de se prendre au piège de ses propres prisons mentales !

En effet, le flux de la pensée a une force énorme qui peut aisément nous emporter. Chaque pensée se donne tellement d’importance ! Elle veut attirer toute notre attention.

Le mental humain, dans son désir de connaître, de comprendre et de contrôler, prend ses opinions et points de vue pour la vérité. Il dit : c’est ainsi que cela fonctionne ! Ainsi les dogmes, religieux, politiques, scientifiques, naissent de la croyance erronée selon laquelle la pen­sée peut englober la réalité ou la vérité. Ils sont des prisons conceptuelles collectives. Le plus curieux, c’est que les gens adorent leur cellule, car elle leur donne un sentiment de sécurité et la fausse impres­sion de savoir. Lire la suite

Comment les jardins soignent notre moral ?

Comment les jardins soignent notre moral ?

Vous vous sentez déprimé ou stressé ? Allez donc visiter la maison de Monet à Giverny, ramasser des asperges dans une ferme ouverte à la cueillette ou goûter les fraises mûres et savoureuses !

Intuitivement, nous savons que les végétaux et les plantes nous font du bien, que les regarder, les toucher et, mieux, les cultiver peut améliorer notre humeur et relancer notre appétit de vivre. Très régulièrement, des sondages viennent confirmer cette intuition : 55 % des Français interrogés se sentent en effet « décontractés » et 26 % « totalement zen » lorsqu’ils passent du temps « au jardin ». Et 87 % d’entre eux affirment que le lien avec la nature leur est « vital ». Lire la suite

Les trois conseils

Les trois conseils

Un homme captura, un jour, un rossignol.

–  Homme, vois comme je suis maigre, pépia la bête menue. Je ne peux apaiser ta faim. Par contre, si tu me libères, je te donnerai trois conseils. Et n’aie pas peur que je te trompe. Je te confierai le premier ici même, au creux de ta main.

–  D’accord, dit l’homme. Je t’écoute.

–  Quoi que tu perdes, ami, ne le regrette pas. Même le bien le plus précieux, dès qu’il est perdu, oublie-le. Maintenant, laisse-moi aller, je te donnerai mon deuxième conseil. Lire la suite

Un âne en Chine

Un âne en Chine

Il était une fois un paisible baudet du Poitou, que des circonstances fortuites entraînèrent sur les mers. Le bateau où il avait embarqué en compagnie de trente de ses congénères, quatre-vingts vaches et veaux, et nombre de moutons, coqs et poules, fit naufrage dans l’océan Pacifique. Le hasard des courants le jeta à demi-mort sur un rivage de Chine. Là, il dut survivre, selon l’herbe, et les méandres des rivières. C’est ainsi que, une année après la catastrophe, il broutait tranquillement au cœur de la forêt de Tian.

Les habitants ordinaires de la forêt, singe, renard, et Sa Seigneurie le tigre, n’avaient jamais connu d’animal semblable. Le singe le premier l’observa du haut d’un arbre :

« II s’apparente au cheval, dit-il à ses compagnons, mais il est plus petit, plus poilu. Ses oreilles sont grandes, la queue mince comme un fouet s’achève par une touffe.

 – Et que fait-il ? Lire la suite

Le cheval noir

Le cheval noir

Le sculpteur se fit apporter, sur la grand-place du village, un gros roc informe et compact. C’était le premier jour d’été.

Les enfants, alentour, jouaient. Quelques-uns partaient en vacances.

Passa juillet.

Vers la mi-août, la fille de l’institutrice (elle avait à peu près dix ans) revint de chez ses grands-parents après un bon mois de montagne.Le sculpteur avait, tout ce temps, travaillé presque jour et nuit.

Il était content de son œuvre : du roc était né un cheval, luisant et noir, fier, magnifique. Lire la suite

Les deux moines

Les deux moines

Un maître zen et son disciple, robes safran, crânes rasés, sandales aux pieds nus, voyagent ensemble. Soudain, au détour du chemin une rivière barre la route. Une femme séduisante aux vêtements coûteux est là, sur la rive.  Elle n’ose pas s’aventurer et semble attendre du secours.

Ni barque, ni passeur. Le moine le plus âgé, avec simplicité, prend la femme dans ses bras et lui fait traverser la rivière sans qu’elle se mouille le bout des souliers. Salutations polies. Le maître reprend son che­min. Le disciple suit, l’air boudeur. Long silence. Il retient autant qu’il le peut les mots qui lui rongent les sangs. Lire la suite

Maintenant, on connaît le plus grand de tous

Maintenant, on connaît le plus grand de tous

La lune, au milieu de la nuit, se pavane et dit aux étoiles :

–  Que vaut le soleil, près de moi ? Presque rien. Je suis la plus grande.

Un petit lac, en bas, l’entend.

–  Toi, grande ? Allons, laisse-moi rire. Regarde-moi et tu verras. Tu verras quoi ? Tu te verras toi, petite sur mes vaguelettes. Je suis beaucoup plus grand que toi !

Un rat, au seuil de son trou d’arbre, sur la rive, ferme l’œil droit, regarde du gauche le lac, toussote et dit : Lire la suite

Le papillon

Le papillon

Entre deux branches d’arbre, dans un creux, un cocon. Un homme l’observe. Il devine une ouverture minuscule dans cet œuf qui ressemble à un morceau d’écorce. Un papillon, bientôt, va naître. L’homme le voit qui s’insinue par ce trou trop menu pour lui, et qui s’efforce, et qui s’échine, un millimètre après un autre, et qui semble tant s’épuiser qu’il s’arrête, à demi sorti.

«La pauvre bête n’en peut plus, se dit l’homme. Je vais l’aider. » Lire la suite

Les gros cailloux

Les gros cailloux

–  Mes enfants, dit le professeur, je vous propose ce matin une nouvelle expérience.

Il prend sous son bureau un grand vase de verre, il le pose à la vue de tous, puis sort du même endroit un panier de cailloux gros comme des oranges. L’un après l’autre il les dépose dans le vase, jusqu’à ras bord.

–  Le pot est-il plein, les enfants ?

– Oui ! répond le chœur unanime.

– Croyez-vous ? dit le professeur. Lire la suite