Philosophes de la joie : ces sages qui nous aident à vivre

Philosophes de la joie : ces sages qui nous aident à vivre

Les philosophes sont à la mode et à notre époque où nos enfants connaissent mieux les héros de la Guerre des étoiles que ceux de l’Iliade, il n’est question que de la sagesse grecque et la vertu romaine.

Cet été Le Figaro Magazine publie un dossier pour s’y retrouver entre les différentes familles de la pensée antique, à la recherche d’une philosophie pratique centrée sur un bon usage de soi.

En d’autres termes : comment mieux vivre ?

Ces sages nous enseignent comment être présent à notre corps et au monde qui l’entoure, car les deux sont indissociables. Le plus difficile est de discerner ce qui dépend de nous et ce qui n’en dépend pas. Ce qui dépend de nous est le moment présent. c’est le présent qui est le lieu de l’action, de la décision, de la liberté, de l’initiative.

C’est à ce présent qu’il faut apporter un soin particulier. Ainsi faut-il tenter « d’accomplir chaque action de ta vie comme si c’était la dernière » écrit Marc Aurèle dans ses Pensées.

Mais, il ne s’agit pas seulement de percevoir chaque instant comme si c’était le dernier, mais aussi comme s’il était le premier. C’est une discipline de vie qui nous dit à sa manière que la Nature est belle et bonne à voir, y compris dans sa dureté. Ainsi, plus l’âme est concentrée sur le présent, plus elle peut s’étendre vers l’ensemble de l’univers.

Ainsi, si nous avons aujourd’hui le désir des sagesses de l’Antiquité, c’est parce que l’essoufflement du progrès nous a donné le désir de revenir au présent, ici et maintenant.

Dans l’article publié sur le site Littérature Portes Ouvertes, Gabriel Grossi, docteur en Langue, Littérature et Civilisation françaises, donne une analyse complète de l’ouvrage La puissance de la joie, de Frédéric Lenoir, philosophe et sociologue contemporain.

Il écrit que «  pour Frédéric Lenoir, l’attention permet d’être vraiment présent à ce que nous vivons, d’être ouverts à nos sens, de ne pas nous couper de nos émotions, afin de pouvoir goûter la joie, et que citant le maître bouddhiste Thich Nhat Hanh, il recommande également de cultiver la présence : il s’agit d’accomplir les plus modestes et les plus banals de nos actes comme s’il s’agissait des plus importants et des plus précieux. Il ne s’agit pas seulement d’être attentif, mais d’accueillir le monde de tout son être. (…)

Frédéric Lenoir défend aussi la gratuité comme refus d’une existence entièrement gouvernée par l’utilité, le profit et l’appât du gain. Celle-ci ne va pas sans la gratitude, ou reconnaissance envers les cadeaux de la vie, que l’on ne sait pas toujours identifier comme tels…L’auteur loue encore la persévérance, car ce sont nos accomplissements, et non nos projets virtuels, qui nous procurent de la joie.

Sont également recommandés le lâcher-prise et le consentement : ne luttons pas vainement contre ce que nous ne pouvons changer, acceptons les épreuves de la vie au lieu de pester contre elles, et laissons-nous guider par le courant de l’existence, comme l’enseignaient déjà les stoïciens et les taoïstes.»

Enfin, n’oublions pas notre corps, et la joie que peuvent nous procurer nos cinq sens. Ainsi, lorsque je marche dans la nature, il m’arrive d’apprécier chacun de mes pas, en étant consciente de l’instant, de mon esprit au repos. La fraicheur de la brise sur ma peau, la douceur du soleil qui réchauffe mes muscles, le rythme régulier de mon souffle  …Tout invite à revenir à soi mais aussi à la nature qui nous entoure pour ne faire qu’un.

pholosophes de la joieAlors, pendant ces vacances, si nous prenions le temps de vivre ?

Pour aller plus loin,

L’article  de Gabriel Grossi,  Philosophies de la joie  publié par Littérature Portes Ouvertes et qui donne une analyse complète de l’ouvrage La puissance de la joie, de Frédéric Lenoir, philosophe et sociologue contemporain.

L’article, Et si l’on profitait des vacances pour vivre ?

L’entretien avec Pierre Rhabi paru dans l’excellent KAIZEN Magazine, La saveur poétique de la méditation.

 

Sylvie Pronost

Votre commentaire