Le cheval noir

Le cheval noir

Le sculpteur se fit apporter, sur la grand-place du village, un gros roc informe et compact. C’était le premier jour d’été.

Les enfants, alentour, jouaient. Quelques-uns partaient en vacances.

Passa juillet.

Vers la mi-août, la fille de l’institutrice (elle avait à peu près dix ans) revint de chez ses grands-parents après un bon mois de montagne.Le sculpteur avait, tout ce temps, travaillé presque jour et nuit.

Il était content de son œuvre : du roc était né un cheval, luisant et noir, fier, magnifique. Lire la suite

Souriez, c’est bon pour vous !

Souriez, c’est bon pour vous !

Vous avez été nombreux à partager le merveilleux poème de Raoul Follereau, Un sourire.

Par la bonté, l’empathie qu’il dégage, c’est déjà un cadeau, mais savez-vous que selon une étude américaine, un sourire abaisse le rythme cardiaque pendant une activité stressante.

Ainsi, des chercheuses de l’université du Kansas ont soumis 169 volontaires à des activités stressantes: dessiner une étoile avec la main qui ne leur sert habituellement pas pour écrire tout en regardant le reflet de leur tracé dans un miroir, puis plonger une main dans de l’eau glacée. Lire la suite

Les deux moines

Les deux moines

Un maître zen et son disciple, robes safran, crânes rasés, sandales aux pieds nus, voyagent ensemble. Soudain, au détour du chemin une rivière barre la route. Une femme séduisante aux vêtements coûteux est là, sur la rive.  Elle n’ose pas s’aventurer et semble attendre du secours.

Ni barque, ni passeur. Le moine le plus âgé, avec simplicité, prend la femme dans ses bras et lui fait traverser la rivière sans qu’elle se mouille le bout des souliers. Salutations polies. Le maître reprend son che­min. Le disciple suit, l’air boudeur. Long silence. Il retient autant qu’il le peut les mots qui lui rongent les sangs. Lire la suite

Maintenant, on connaît le plus grand de tous

Maintenant, on connaît le plus grand de tous

La lune, au milieu de la nuit, se pavane et dit aux étoiles :

–  Que vaut le soleil, près de moi ? Presque rien. Je suis la plus grande.

Un petit lac, en bas, l’entend.

–  Toi, grande ? Allons, laisse-moi rire. Regarde-moi et tu verras. Tu verras quoi ? Tu te verras toi, petite sur mes vaguelettes. Je suis beaucoup plus grand que toi !

Un rat, au seuil de son trou d’arbre, sur la rive, ferme l’œil droit, regarde du gauche le lac, toussote et dit : Lire la suite

Un sourire

sourire enfant

Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup,
Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne,
Il ne dure qu’un instant, mais son souvenir est parfois éternel,
Personne n’est assez riche pour s’en passer,
Personne n’est assez pauvre pour ne pas le mériter,
Il crée le bonheur au foyer, soutient les affaires,
Il est le signe sensible de l’amitié,
Un sourire donne du repos à l’être fatigué,
Donne du courage au plus découragé
Il ne peut ni s’acheter, ni se prêter, ni se voler,
Car c’est une chose qui n’a de valeur qu’à partir du moment où il se donne.
Et si toutefois, vous rencontrez quelqu’un qui ne sait plus sourire,
Soyez généreux donnez-lui le vôtre,
Car nul n’a autant besoin d’un sourire
Que celui qui ne peut en donner aux autres.

Raoul Follereau, Le Livre d’amour (1920)

Le papillon

Le papillon

Entre deux branches d’arbre, dans un creux, un cocon. Un homme l’observe. Il devine une ouverture minuscule dans cet œuf qui ressemble à un morceau d’écorce. Un papillon, bientôt, va naître. L’homme le voit qui s’insinue par ce trou trop menu pour lui, et qui s’efforce, et qui s’échine, un millimètre après un autre, et qui semble tant s’épuiser qu’il s’arrête, à demi sorti.

«La pauvre bête n’en peut plus, se dit l’homme. Je vais l’aider. » Lire la suite

Les gros cailloux

Les gros cailloux

–  Mes enfants, dit le professeur, je vous propose ce matin une nouvelle expérience.

Il prend sous son bureau un grand vase de verre, il le pose à la vue de tous, puis sort du même endroit un panier de cailloux gros comme des oranges. L’un après l’autre il les dépose dans le vase, jusqu’à ras bord.

–  Le pot est-il plein, les enfants ?

– Oui ! répond le chœur unanime.

– Croyez-vous ? dit le professeur. Lire la suite

C’est l’été, respirez !

C’est l’été, respirez !

L’été, c’est peut-être l’occasion d’aller goûter d’autres horizons, d’aller respirer un nouvel air. Arrêtez-vous quelques instants et observez votre respiration sans essayer de la contrôler. Laissez venir le souffle en vous. Soyez à l’écoute de ce  que vous ressentez.

Si vous avez la sensation de respirer de façon saccadée, par petites » goulées », ou de vous sentir comme en « apnée »,  alors découvrez votre respiration naturelle, animale, primaire.

Observez votre bébé, votre chat ou votre chien  lorsqu’ils dorment : le ventre se soulève; les mouvements sont amples, réguliers, libres. Leur ventre semble se gonfler à l’inspiration et se dégonfler à l’expiration, naturellement. Lire la suite